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L’histoire de Fabiola ou le pipi au lit

19 mars 2010

Ça fait déjà quelques semaines que nous essayons de mettre Puce au petit pot. Elle a saisi le concept « caca ou pipi = petit pot », mais elle n’a pas encore le sens du « timing ». Nous allons donc souvent au pot une fois la couche pleine. Mais bon, en bonne maman, je persévère.

Le petit pot est donc au centre des conversations que j’ai avec les autres mamans de mon entourage, et je me suis mise à lire sur le sujet. Puce n’est ni en retard ni en avance; tout semble bien se passer dans son cas et j’espère que ma fille sera propre avant ses trois ans, malgré un accident ou deux… Une des mamans de mon entourage a une fille de 5 ans qui fait pipi au lit, souvent. Elle est découragée, car la petite pleure à chaque fois.

Lorsqu’on me raconte des histoires comme ça, un souvenir me hante.

Quand j’étais petite, il y avait une petite fille à l’école qui était très timide, elle s’appelait Fabiola. Elle participait peu aux activités, elle ne parlait pas beaucoup, et elle ne venait jamais aux petites fêtes d’anniversaire. Je me souviens d’un jour où sa mère discutait avec une autre maman à l’entrée de l’école et racontait que Fabiola faisait pipi au lit (encore à 5 ans) parce qu’elle était trop paresseuse pour se lever. Au grand malheur de la petite, le voyou de l’école l’a entendue. Le bruit s’est répandu comme une traînée de poudre, Fabiola est devenue la risée de l’école et s’est encore plus renfermée sur elle-même…

Je me croise les doigts pour que Puce n’ait pas de problème de la sorte, mais on ne sait jamais. Même si les garçons sont plus sujets à faire pipi au lit, mon souvenir de quelqu’un qui est aux prises avec un problème d’énurésie nocturne, c’est Fabiola. Et juste à penser que Puce pourrait un jour devenir une cible me terrorise. (Je sais, je sais, je suis une vraie mère poule). Une chose est certaine, si jamais Puce fait pipi au lit, il est clair que je n’en parlerai jamais devant ses amis.

L’énurésie nocturne (terme médical pour parler du « pipi au lit ») est involontaire; réprimander un enfant ou le ridiculiser n’aide donc en rien. Selon le Dr Richard Haber de L’Hôpital de Montréal pour enfants, la meilleure chose qu’un parent peut faire, c’est d’adopter une attitude positive et encourageante. Quand un « petit accident » se produit, on le tient secret et on laisse l’enfant mettre lui-même ses vêtements et les draps souillés dans le panier à linge sale afin de lui éviter l’angoisse et la gêne.

Je ne sais pas ce qui est arrivé avec Fabiola, car j’ai changé d’école. Pourtant, 31 ans plus tard, je m’en souviens encore…

À lire pour  aider votre enfant à passer la nuit au sec: Pipi au lit : Quelques conseils

Célébrez la lecture!

21 janvier 2010

Je suis émerveillée par les progrès que fait ma puce. Je pars un week-end (le premier week-end d’amoureux qu’on se permet depuis sa naissance) et quand je reviens, elle me pointe le « CARGNÉ » (carré) et L’OPALE (ovale) dans un livre… Un peu plus et je soumets son nom pour le Prix Nobel!

Elle a passé la fin de semaine à regarder un livre avec sa Baba. Il avait de petites formes en mousse, de type casse-tête, et des mots. Puce adore les livres au point que je connais par cœur Max et les maximonstres de Maurice Zednak, je peux vous le raconter à brûle-pourpoint sans la moindre erreur. Hier, j’ai lu trois fois l’histoire… À chaque page, Puce nomme une image : un bateau, un Wrrargh (monstre).

Les livres sont ses jouets les plus chers, peut-être parce que nous avons instauré un rituel dès son plus jeune âge, peut-être parce que c’est héréditaire (le papa et moi adorons lire). Quoi qu’il en soit, c’est en grosse partie grâce à eux que son vocabulaire se développe à une vitesse incroyable. OK, je redescends sur terre. Puce n’est pas la nouvelle Einstein, mais je crois que son initiation précoce à la lecture donne un coup de pouce à son apprentissage de la parole.

Selon Caroline Erdos, orthophoniste à L’HME, la lecture et l’apprentissage de la parole sont étroitement reliés et dépendants l’un de l’autre. « Faire la lecture aux enfants est l’une des meilleures façons de les exposer au langage en les familiarisant avec le vocabulaire, la structure des phrases, etc. Par la suite, la maîtrise du langage sera nécessaire pour apprendre à lire, car lire requiert la faculté de décoder les graphèmes et de comprendre le message. »

La lecture est donc essentielle au développement de nos enfants. Le 27 janvier, L’Hôpital de Montréal pour enfants célébrera la 5e journée de l’alphabétisation familiale. Cette activité, organisée en partenariat avec le Centre d’alphabétisation du Québec, vise à promouvoir la lecture; des activités de lecture seront proposées aux enfants.

Le projet Imagine: Lire/Read, qui vise à promouvoir la lecture auprès des patients, existe depuis quelques années déjà à L’HME. Il s’adresse à tous les enfants de 0 à 5 ans qui se présentent dans une des quatre cliniques pédiatriques participantes de l’hôpital : clinique de consultation pédiatrique, clinique de suivi des résidents, clinique multiculturelle et clinique néonatale. Les familles qui se présentent à ces cliniques se voient remettre par les professionnels de la santé des renseignements sur l’importance de l’alphabétisation familiale ainsi qu’un livre approprié à l’âge de l’enfant à rapporter à la maison. À l’heure actuelle, ces livres sont offerts dans 19 langues.

À la maison, nous avons initié Puce à la lecture, des magazines éducatifs et des livres ont une place importante, mais je sais que tous les enfants n’ont pas cette chance. Des initiatives comme celle de L’HME sont essentielles… Mais tout le monde peut faire sa part. Si jamais vous avez de jeunes enfants dans votre entourage, faites un détour par la librairie et offrez-leur un livre. La lecture est un cadeau précieux.

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Le nez… the nose… la nariz!

2 septembre 2009

La rentrée scolaire m’a fait penser à ma puce. Même si elle n’a qu’un an et qu’il est encore trop tôt pour l’inscrire l’école, nous avons déjà décidé à quelle école elle ira et dans quel domaine elle étudiera à l’université. Médecine! L’Oto-rhino-laryngologie, pour être plus précis… avec le nombre d’otites qu’elle nous a fait l’hiver dernier, je trouve que ça lui va bien! En plus, elle sait déjà pointer son nez quand on lui dit « la nariz »… Mais, j’y pense, peut-être devrait-elle être traductrice finalement…

Farce à part, en fin de semaine, quand elle a pointé sa « nariz », j’ai poursuivi en lui disant « la bouche », « les yeux », et je me suis rendu compte que je lui lançais à la volée des mots en français et des mots en espagnol sans faire de distinction. Peut-être qu’à cause de ça, elle ne connait pas autant de mots que son cousin qui, lui, dit déjà « du jus » et « ballon » en plus du nom de notre chien.

Est-ce que parler à ma fille en plusieurs langues va ralentir son apprentissage du langage?

« Bien sûr que non », répond Caroline Erdos, orthophoniste à L’hôpital de Montréal pour enfants. « Les gens ont tendance à penser que l’enfant sera confus si on essaye de lui inculquer plus d’une langue à la fois. Il n’y a aucune preuve scientifique qui démontre que le cerveau d’un enfant est conçu pour apprendre une seule langue à la fois. Et au final, il y a plus d’enfants bilingues dans le monde que d’enfants unilingues ».

Voilà qui est rassurant. De plus, des études menées par Ellen Bialystok, de l’Université York, démontrent que les enfants bilingues possèdent dès l’âge de quatre ou cinq ans des capacités d’attention sélective contrôlée plus développées, des capacités de résolution de problèmes aussi plus développées et une plus grande capacité à conserver leurs compétences mentales à un âge avancé. Sans compter les nombreux avantages qu’offre le fait de parler plus d’une langue sur le plan professionnel et social.

Je souhaite que ma puce parle l’espagnol. Les langues sont pour moi une richesse incomparable. La maîtrise de plusieurs langues m’a permis de voyager, de lire et d’apprendre. Mais, pour arriver à inculquer l’espagnol à ma fille, je dois me discipliner. « Si on veut qu’un enfant soit productif dans une langue donnée, il faut qu’il soit exposé à cette langue durant au moins 30 à 40 % du temps, affirme Caroline Erdos. Et la télé ne compte pas autant que l’interaction humaine », ajoute-t-elle.

Par conséquent, comme je ne peux me fier à Dora et Diego, je vais devoir faire des efforts pour parler davantage en espagnol. La garderie et papa se chargeront du français, et je compte sur mes parents pour ajouter un petit 10 % supplémentaire.

En savoir plus sur le bilinguisme durant la petite enfance +


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