Cette fois-ci, ce n’est pas de Puce dont je vais parler. Avant de l’avoir, je me disais toujours que si je n’avais pas d’enfant, j’allais être la « matante cool ». Celle à qui on raconte ses mauvais coups. J’ai un neveu et une nièce qui sont mes amis sur Facebook… Il semble qu’ils me trouvent toujours aussi « cool » puisqu’ils ne m’ont pas encore bloquée.
Par exemple, je sais qu’ils sont tous les deux amoureux, je sais qu’ils vont à des fêtes, je sais qu’un d’eux fait des TAGS sur les murs et qu’il a vomi sur son oreiller (et non, il n’avait pas la gastro). Je sais qu’elle sort en ville avec les copines, et qu’elle met en ligne des photos qu’elle prend elle-même avec son cellulaire et sur lesquelles elle fait une moue sexy…
Quand je vois ça, dans ma tête, ça fait un choc. D’un côté, je me rappelle ma jeunesse et je me dis qu’à 14 ans, on est un peu tête folle, on ne pense pas aux conséquences de ses actes et on est très curieux. De l’autre, je me dis que si c’était ma fille, je serais morte d’inquiétude (et elle refuserait sans doute ma demande d’amitié sur Facebook, ou bien elle réglerait ses paramètres afin que je ne voie rien de compromettant).
Ado, je ne pense pas avoir causé trop de maux de tête à mes parents, mais je sais qu’il y avait des têtes folles dans mon entourage. Mon neveu et ma nièce sont tout de même de bons ados, responsables, bons à l’école, polis, gentils. Mais qu’arrivera-t-il s’ils se trouvent dans la voiture d’un ami moins responsable qui conduit avec les facultés affaiblies?
Comme je suis la tante cool et que j’ai eu droit à « la totale » sur leurs profils, je me suis dit que j’allais quand même jouer le rôle que je crois devoir jouer, et les sensibiliser. Je pense qu’il est parfois bien plus facile de se faire donner des conseils par quelqu’un d’autre que nos parents.
Pour me guider, j’ai lu deux articles sur le site Web de L’hôpital de Montréal pour enfants et je les adapterai à mon rôle de tante « cool »… L’objectif : les sensibiliser aux dangers de l’alcool et des drogues, et m’assurer que s’ils sont sexuellement actifs, ils le sont intelligemment, et que s’ils ne le sont pas encore, ils sachent un peu à quoi s’attendre et quoi penser quand ce sera le temps.
Ce sera une première pratique…