Archives de octobre 2009

Se faire vacciner parce que nous sommes responsables, point.

14 octobre 2009

On en parle dans les tribunes téléphoniques, on en parle dans les journaux, et la question se pose : allez-vous ou pas vous faire vacciner contre la grippe A(H1N1)? Il y en a qui sont pour, il y en a qui sont contre, il y en a qui parlent de conspiration, il y en a qui croient que ce n’est qu’une grippe comme les autres… Alors, pourquoi se faire vacciner?

Comme tous les parents, le papa de puce et moi nous sommes posés la question. Allons-nous nous faire vacciner? Allons-nous faire vacciner puce? La réponse est oui. Oui, parce que nous ne voulons pas être malades, encore moins que puce soit malade, mais aussi parce que nous sommes une famille responsable et que l’équation est assez simple : plus on se protège, plus on protège les autres et moins il y a risque de transmettre ce nouveau virus.

Nous savons tous comment les virus se transmettent, encore plus à la « germerie ». Vous ne mangez sûrement pas avec la même cuillère que votre collègue de travail; mais à la garderie, ce n’est pas pareil… Puce et ses amis partagent allégrement gobelets, jouets et tout autre objet qu’ils ont d’abord mis dans leur bouche ou sur lequel ils ont tenté de se moucher. Pas très dédaigneux nos jeunes! Et à cet âge, difficile de leur faire comprendre le risque d’attraper des maladies. Si, avec le vaccin, on peut éviter que les six amis de la garderie de puce tombent malades, ainsi que leurs parents et les collègues de leurs parents, et les familles de ceux-ci, et… Vous voyez la chaîne sans fin?

Il y a des gens qui ont des inquiétudes face au vaccin. Moi, j’en ai face à la maladie elle-même. Bien que nous soyons tous trois en très bonne santé, rien ne nous garantit que les gens que nous croisons tous les jours ne sont pas, eux, fragiles. Juste dans mon entourage, il y a trois personnes à risque : la fille d’une amie à une faiblesse au niveau des poumons, ma locataire vient de terminer une chimiothérapie et ses anticorps sont très faibles, et j’ai une amie qui est enceinte. Pour moi, me faire vacciner, ça veut dire les protéger.

Pour ce qui est du vaccin, je peux juste vous dire qu’il y a quelques semaines, j’ai animé un webinaire sur la grippe A(H1N1). La conférencière, Dre Caroline Quach, spécialiste en maladies infectieuses de L’Hôpital de Montréal pour enfants et mère de trois enfants, a dit qu’elle fera vacciner ses enfants sans aucune hésitation. Pour moi, ce n’était pas le médecin, mais bien la maman qui parlait, et ça, ça m’a donné entièrement confiance. Si vous doutez, renseignez-vous, regardez de près ce qui se passe ailleurs. Mais, de grâce, ne croyez pas n’importe quelle théorie !

Ce que vous devez savoir sur la grippe A(H1N1) si vous avez un enfant

Bravo à la Fondation Chagnon qui a versé 350 000 $ pour l’allaitement

12 octobre 2009

Ça fait déjà plus d’un an, mais je m’en souviens comme si c’était hier… Puce n’avait que quelques heures, peut-être même moins d’une heure, je ne sais pas… quand on vient tout juste d’accoucher, le temps n’a plus vraiment d’importance, on est juste trop contente que ce soit enfin fini et qu’on puisse tenir bébé dans nos bras, avec sa petite tête en cône, sa peau toute ratatinée et sa fragilité.

Bref, donc, j’avais puce dans mes bras et j’essayais de me convaincre que ce petit être venait de sortir de moi quand une matrone est entrée dans la chambre d’hôpital et m’a demandé : « Vous allez allaiter? » Oui, oui, que je lui ai répondu un peu nerveuse, mais contente de pouvoir enfin vivre ce moment privilégié avec mon bébé.

Moment privilégié, mon œil! L’infirmière a pris la tête de puce et l’a « ploguée » sur mon sein (désolée pour le terme, mais je trouve que c’est ce qu’il y a de plus juste pour décrire la façon dont cette femme a essayé de faire prendre le sein à ma fille). Et elle s’y est reprise deux, trois, quatre fois, brusque, impatiente…

Nous étions deux, puce et moi, complètement néophytes. Puce était nourrie par un cordon depuis 9 mois et moi, je n’avais jamais allaité de ma vie!!!  Comment cette femme pouvait-elle s’attendre à ce que ma fille et moi réussissions du premier coup! Je me suis sentie inadéquate, inutile, stupide. J’aurais voulu savoir tout de suite comment faire. C’est naturel après tout, non? Comment ça se fait que je n’y arrive pas? Peut-être que je ne devrais juste pas allaiter… J’avais juste envie de pleurer!

Plus tard, une autre dame a abordé le tout avec douceur. Puce et moi avons réussi à nous apprivoiser, puis je l’ai allaité jusqu’à son onzième mois. Si cette deuxième infirmière n’était pas venue, je serais restée avec un goût amer qui m’aurait donné envie de voir si la formule avait meilleur goût.

C’est pour ça que je salue l’initiative de la Fondation Chagnon qui a financé le CUSM afin, entre autres, que le personnel soit bien formé pour initier les nouvelles mamans à l’allaitement. L’allaitement n’est pas une mince affaire… c’est difficile et douloureux au début, mais oh combien pratique, gratifiant et surtout bon pour la santé de nos enfants!

À lire : Augmentation des ressources du CUSM consacrées à l’allaitement maternel


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